MIME-Version: 1.0 Content-Type: multipart/related; boundary="----=_NextPart_01C5605E.933B3350" This document is a Single File Web Page, also known as a Web Archive file. If you are seeing this message, your browser or editor doesn't support Web Archive files. Please download a browser that supports Web Archive, such as Microsoft Internet Explorer. ------=_NextPart_01C5605E.933B3350 Content-Location: file:///C:/6069548E/5-mort-versets-mort-coran.htm Content-Transfer-Encoding: quoted-printable Content-Type: text/html; charset="us-ascii"
Episode de
l’émission ‘Tareek Al-Hedaya’ : La Voie de la
Guidance
La mort et les versets sur la mort dans le Saint Coran
Dr. Hedaya
Les spectateurs ont posé la question suivante : Si le moura=
nt
avait le choix entre rester en vie et mourir que choisirait-il ? Peut-=
on
considérer son choix comme une indication sur sa foi ?
Pour répondre à cette question, il faut savoir que plusie=
urs
facteurs entrent en jeu dans notre perception de la mort : il est tout
naturel de détester la mort, mais il est aussi naturel d’aspir=
er à
rencontrer le Créateur, tout en redoutant toutefois cette rencontre.=
Le
fait de craindre la mort ne signifie pas nécessairement que l’=
on
ne croit pas en Dieu, mais plutôt que l’on redoute le poids de =
ses
mauvaises actions. Le Messager d’Allah (BP sur lui) demanda à
l’un de ses compagnons qui était agonisant : --Comment=
te
sens-tu ? Il répondit : -- Je redoute la rencontre
d’Allah mais j’espère qu’Il me pardonnera. Alors le
Messager lui dit (BP sur lui) : -- Continue ainsi, car tu es entre la =
crainte
et l’espoir. Ainsi le musulman doit être entre la crainte et
l’espoir, car la mort est inévitable qu’on la veuille ou
non, et chacun doit s’en remettre à Allah, soumis.
Le Coran aborde ce point en parlant des non musulmans qui souhaitent la
mort : Allah (exalté soit-Il) dit: « {6}=
Dis:
«Ô vous qui pratiquez le judaïsme! Si vous prétendez
être les bien-aimés d’Allah à l’exclusion d=
es
autres, souhaitez, donc la mort, si vous êtes véridiques. {7}O=
r,
ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont
préparé. Allah cependant connaît bien les injustes. {8}Dis: «La mort que vous
fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à
Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible=
et
qui vous informera alors de ce que vous faisiez». »=
(Al-Joumou’ah ‘Le vendredi’ : 6-8).
Il y a des non musulmans qui prétendent qu’ils entreront a=
u Paradis.
Et s’ils pensaient vraiment ce qu’ils disent, alors ils
souhaiteraient la mort. Mais Allah dit qu’ils ne la souhaiteront jama=
is.
De même qu’il y a des musulmans qui prétendent avoir le
cœur pur, mais n’accomplissent pas la prière et ne
jeûnent pas. A ceux-là nous disons, comme le verset coranique,=
souhaitez
donc la mort si vous êtes véridiques. Mais non seulement ils n=
e la
souhaitent pas, mais ils la fuient. Car ce sont les actes et la foi qui
comptent (non pas les paroles).
Les spécialistes ont émis des opinions différentes=
au
sujet du musulman qui souhaite la mort. Même le musulman pieux qui
accomplit de bonnes actions ne souhaite pas la mort, car il désire
accomplir toujours plus de bonnes actions. De même celui qui a fait le
mal souhaite voir sa vie prolongée pour lui permettre de revenir vers
Dieu et de se repentir.
Il y a donc un certain nombre de devoirs que doit accomplir le mourant =
avec
l’aide de son entourage. Nous aborderons cela plus en détails
à la fin des épisodes sur la mort. De façon
générale, le mourant doit mentionner Allah (exalté
soit-Il) le plus possible, se
repentir et s’armer de patience. L’agonie représente un
délai qui doit être l’occasion de faire de bonnes action=
s. Comme
il est mentionné dans un noble Hadith, Allah (exalté
soit-Il) accepte le repentir de Son serviteur jusqu'au râle de la mor=
t,
c'est-à-dire (lorsque le souffle de la vie remonte à la gorge=
) ou
(quand l’âme en arrive aux clavicules).
Le pharaon égyptien mentionné dans le Coran voulut
déclarer son islam juste avant de périr noyé, mais il =
ne
fut pas accepté par Allah (exalté soit-Il) car le vrai musulm=
an a
une foi sincère qui se manifeste par ses actes. Allah (exalté
soit-Il) dit : « {90} Et Nous
fîmes traverser la mer aux Enfants d’Israël. Pharaon et ses
armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis,
quand la noyade l’eut atteint, il dit: «Je crois qu’il
n’y a d’autre divinité que Celui en qui ont cru les enfa=
nts
d’Israël. Et je suis du nombre des soumis». {91} [Allah di=
t]:
Maintenant? Alors qu’auparavant tu as désobéi et que tu=
as
été du nombre des corrupteurs! » (Yoû=
nous
‘Jonas’ : 90-91)
Pharaon n’a pas prononcé la profession de foi (la ilaha il=
la
Allah) mais il déclara croire qu’il n’y a d’autre =
divinité
que Celle en qui ont cru les enfants d’Israël, comme s’il
n’était pas sincère mais seulement poussé par le
besoin d’être sauvé de la noyade. Mais Allah, qui
connaît le for intérieur du pharaon dit -- : «=
b> Alors qu’auparavant tu as désobé=
i et
que tu as été du nombre des corrupteurs! »
En effet l’islam est une chose, et la foi en est
une autre. Le Messager d’Allah (BP sur lui) rencontra un homme et lui
demanda : --Qu’es-tu devenu ? Il répondit : =
--Je
suis devenu un vrai croyant. Alors le Messager (BP sur lui) lui demanda&nbs=
p;: --Ta
foi est-elle bien réelle ? Il dit : --Je n’ai plus de
goût pour ce monde, et pour moi son or n’a pas plus de valeur q=
ue
sa boue. Le Messager (BP sur lui) lui dit : --Maintenant que tu as su,
maintiens-toi ainsi.
Le mourant aura donc une attitude en accord avec les
actions accomplies durant sa vie, et s’il avait le choix, il devrait
exprimer sa soumission à la volonté divine. En bref, le musul=
man
doit craindre la mort, mais il doit surtout s’y préparer.
Le musulman aspire à rencontrer Allah (exalté soit-Il).
Rencontrerons-nous véritablement Allah dans
l’au-delà ?
Le Messager (BP sur lui) a dit : Qui aime la rencontre
d’Allah, Allah aime sa rencontre, et qui déteste la rencontre
d’Allah, Allah déteste sa rencontre. La rencontre
d’Allah est inéluctable et aucune créature n’y
échappera. Il faut donc considérer cette question avec la
certitude de cette rencontre et entraîner son âme à
l’amour de Dieu : par la prière rituelle, qui permet de
renforcer la relation avec le Seigneur et devient une conversation
confidentielle, lors de la prosternation (soujoûd), lors de la
récitation des supplic=
ations
du Messager (BP sur lui). Imam Malik a dit : Lorsque je dési=
re faire
des confidences à mon Seigneur, j’entre en prière
(rituelle), et si je désire qu’Il me fasse des confidences, je=
lis
le Coran. Dans les deux cas, il s’agit de préparer
l’âme à la rencontre de son Seigneur, qui sera dans l=
217;au-delà
un règlement de compte comme le dit le hadith Aujourd’hui
c’est le moment des actions sans compte à rendre, demain =
il
faudra rendre les comptes et il sera trop tard pour les actes. Il faut =
donc
se préparer à la rencontre du Seigneur, par l’applicati=
on
et la concentration dans la prière, le jeûne, et toutes les
pratiques religieuses, ainsi que la bonne conduite conforme aux prescriptio=
ns
divines.
Au sujet de savoir si nous verrons Allah dans l’au-delà, le
Messager (BP sur lui) fut interrogé sur ce point et dit : --=
La
vision du soleil et de la lune vous nuit-elle ? Ils
répondirent : --Non. Il dit (BP sur lui) --C’est comme ce=
la
que vous verrez Allah, le Seigneur des mondes. Allah confirme ceci dans=
le
Coran en disant : « Ce jour-là, il y aura des visag=
es
resplendissants. » ( Al-Qiyâmah, ‘La
résurrection’ : 22). Et lors du Mi’raj on lui demanda s’il avait vu =
son
Seigneur, il dit : Lumière, comment Le verrais-je ?=
’
Et sachons qu’Allah n’est semblable à rien de ce que nous
connaissons, il est donc inutile de chercher à savoir comment nous l=
e verrons.
Il existe des différences dans la façon dont les hommes
furent créés : Adam fut créé sans pè=
;re
ni mère, Eve fut créée à partir d’un homm=
e, Jésus
(la paix sur lui) fut créé d’une femme, et tous les aut=
res hommes
ont un père et une mère. La mort est-elle la même pour
toutes ces créatures ?
Même s’il existe des différences dans la façon
dont ces créatures furent créées, elles trouveront tou=
tes
la même mort qui est le contraire de la vie, sauf dans le cas de
Jésus (sur lui la paix) auquel Allah dit– : « =
;Je
vais mettre fin à ta vie terrestre t’élever vers
Moi » ( Al-‘Imrân, ‘La famille
d’Imran’: 55). Mais il mourra aussi comme toutes les autres
créatures. Même l’ange de la mort mourra et la mort
elle-même sera égorgée sur le ‘Sirât’
pour que les créatures comprennent que la mort est le lot de toute
créature.
Reprenons l’explication des versets sur la mort dans la sourate A=
l-
Wâqui’ah.
Allah dit : « {87} ne
la faites-vous pas revenir [cette âme], si vous êtes
véridiques? {88} Si
celui-ci est du nombre des rapprochés (d’Allah), {89} alors (il aur=
a)
du repos, de la grâce et un Jardin de délices. {90} Et s’il=
est
du nombre des gens de la droite, {91} il
sera [accueilli par ces mots]: «Paix à toi» de la part d=
es
gens de la droite. {92} Et
s’il est de ceux qui avaient traité de mensonge (la
résurrection) et s’étaient égarés »=
(Al- Wâqui’ah, ‘L’événement)
Après ce défi, qui veut prouver aux hommes leur impuissan=
ce
tout comme dans la sourate de la résurrection – :
«Mais non ! Quand [l’âme] en arrive aux clavicules et
qu’on dit : « Qui est exorciseur ? &ra=
quo;
et qu’il[l’agonisant] est convaincu que c’est la
séparation (la mort) et que la jambe s’enlace à la jamb=
e,
c’est vers ton Seigneur, ce jour-là que tu seras conduit. Mais=
il
n’a ni cru, ni fait la Salat ; par contre, il a démenti et
tourné le dos » ( Al-Qiyama ‘La
Résurrection’ : 26-32) et que rien ne peut venir =
en
aide à l’agonisant sauf ses actions, Allah (exalté soit=
-Il)
divise les morts en trois catégories : Il y a tout d’abord
les rapprochés (al-muqarrabîn),<=
/span>
c'est-à-dire les premiers à suivre les ordres d’Allah e=
t de
Son Messager sur Terre. Leur récompense sera -- : «<=
/b> Alors (il aura) du repos, de la grâce et un Jardin de
délices. » (Al- Wâqui’ah,
‘L’événement’ : 89). A travers ce
verset nous sentons qu’il y a deux phases, le repos et la grâce=
au
moment de la mort et dans la tombe, et puis le Jardin de délices dans
l’au-delà. Si le mort fait partie des rapprochés, il est
enveloppé d’un linceul de brocart venu du Paradis avant
d’être enveloppé dans un linceul de ce monde. On a enten=
du
parler de ces morts desquels émane une odeur de musc lorsqu’on=
les
ensevelit. On remarque qu’Allah donne des détails sur les rapp=
rochés
et sur ceux qui traitent la résurrection de mensonge et sont é=
;garés.
Par contre Il ne donne pas de détails sur les gens de la droite
(ashâb al-yamîn) et nous laisse chercher qui sont les gens de la
droite. Il dit seulement : « il sera [accueilli par c=
es
mots]: «Paix à toi» de la part des gens de la
droite. » De même qu’Il dit –
: « Quant
à celui à qui on aura remis le Livre en sa main droite, il di=
ra:
«Tenez! Lisez mon livre. J’étais sûr
d’y trouver mon compte».»
(Al-Hâqqah, ‘Celle qui montre la
vérité’ :19-20). L’état des gens de la droi=
te ne
peut être décrit car, comme l’a dit le Messager (BP sur =
lui),
au Paradis il y a ce que nul œil n’a vu, nulle oreille n̵=
7;a
entendu, et nul cœur d’homme n’a ressenti.
Allah (exalté soit-Il) donne une description d=
es rapprochés
afin que les gens de la droite essaient d’atteindre les délices
des rapprochés. Ceci se traduit dans le Coran par une incitation
à agir et à toujours se surpasser : «Fuyez donc vers Allah » (Adh-Dhâriyât, ‘Qui
éparpillent’ :50) «Et concourez au pardon de vot=
re
Seigneur » (Al-‘Imrân, ‘La famille
‘Imrân’ :133) «Concurrencez donc dans les
bonnes œuvres »(Al-Mâ’idah, ‘La table
servie’ :48) «Que ceux qui la convoitent entrent en
compétition [pour l’acquérir]»(Al-Moutaffif&i=
circ;n,
‘Les fraudeurs’ :26)
Dans l’au-delà il y a donc des degrés divers qui
exigent que l’on cherche toujours à se surpasser. Dans un Hadi=
th, le
Messager d’Allah (BP sur lui) dit que soixante dix mille membres de sa
communauté entrent au Paradis sans ‘hissâb’
(c'est-à-dire sans qu’on leur demande de compte). Alors
‘Oukâchah a dit : -- Demande à Allah que je =
sois
l’un d’entre eux. Le Messager (BP sur lui) répondit =
;: --Vous
êtes parmi eux, ô ‘Oukâchah. Alors un des compagnon=
s du
Prophète (BP sur lui) se leva et demanda : --Et moi, ô
Messager d’Allah ? Il dit (BP sur lui) qu’il ne resta=
it
plus de place. Il nous faut donc essayer de nous élever au rang =
des
premiers (as-sâbiq&icir=
c;n) dont
Allah a dit – : « une multitude
d’élus parmi les premières [générations],=
et
un petit nombre parmi les dernières
[générations] » (Al- Wâqui’ah,
‘L’événement’ :13-14)
Les premiers (as-sâbiqîn) sont ceux qui sont les plus proch=
es
du Messagers d’Allah (BP sur lui), et les derniers sont les derniers =
par
leur caractère, et nous faisons partie de ces derniers. Il y a les
compagnons du Prophète, et puis les Tabi’în, et puis les
derniers dont nous faisons partie. Il nous faut donc agir pour être d=
es
rapprochés pour le jardin de délices qui leur est promis et
s’éloigner de ceux qui avaient traité de mensonge la
résurrection et s’étaient égarés et qui
seront jetés en Enfer : « alors, il sera
installé dans une eau bouillante, et il brûlera dans le
Fournaise.» (Al- Wâqui’ah,
‘L’événement’ :13-14)
Que signifie la pleine certitude (haqq al-yaqîn) mentionnée
dans le verset 95 de la sourate Al- Wâqui’ah qui dit –=
: « C’est
cela la pleine certitude. » (Al- Wâqui’ah, ̵=
6;L’événement’ :95) ?
Ce verset parle de (haqq al- yaqîn) qu’il
faut rapprocher de deux autre=
s degrés
dans ce monde : (‘ilm al-yaqîn) et (‘ain al-yaqîn). Dans la sourate Al-Takâthour,=
Allah
dit – : « 1. La course aux
richesses vous distrait, 2. jusqu’à ce que vous visitiez les
tombes {3} Mais non! Vous saurez bientôt! {4} (Encore une fois)! Vous
saurez bientôt! {5} Sûrement! Si vous saviez de science certain=
e. {6}
Vous verrez, certes, la Fournaise. {7} Puis, vous la verrez certes, avec
l’œil de la certitude. {8} Puis, assurément, vous serez
interrogés, ce jour-là, sur les délices. &raq=
uo;
Les savants nous ont donné l’image suivante : S’il y
avait un pot de miel et que le Messager d’Allah (BP sur lui) informait
les gens que le pot contient du miel sans que ceux-ci ne puissent voir le p=
ot,
la moitié des personnes présentes croiront le Messager (BP sur
lui) (tout comme Abou Bakr qui fut surnommé As-Siddîq=
=
[1]
). Ceux qui ont cru aux paroles du Messager ont (‘ilm
al-yaqîn) c'est-à-dire la science certaine. Une partie des per=
sonnes
présentes a demandé à voir le miel dans le pot ;
ceux-là ont cru avec l’œil de la certitude (‘ain
al-yaqîn). Le reste des personnes a demandé à goû=
ter
le miel pour être sûr qu’il s’agissait vraiment de
miel ; ceux-là ont eu la pleine certitude (haqq al-yaqîn)=
.
La science certaine (‘ilm al-yaqîn)
correspond au plus bas degré de perception et au plus haut degr&eacu=
te;
de la foi. « Qui croient à l’invisible
(al-Ghayb) » (Al-Baqarah, ‘La vache’ :3)
L’œil de la certitude correspond à =
un
niveau intermédiaire, et ceux qui sont à ce niveau aiment se
joindre à ceux qui ont (‘ilm al-yaqîn) pour ne pas &ecir=
c;tre
parmi la dernière catégorie, celle de (haqq al-yaqîn) la
pleine certitude.
(haqq al-yaqîn) la pleine certitude, correspond=
au
plus haut degré de perception, et au plus bas degré de foi.
Ceux-là sont les gens de l’enfer, car ils ont traité les
prophètes de menteurs, et se sont égarés. Ils ne croir=
ont à
l’enfer qu’une fois qu’ils y seront, et alors seulement i=
ls
diront Mohammed était véridique. Mais il sera trop tard.
On raconte que l’un des compagnons du Messager
d’Allah (BP sur lui) appelé Hanzalah rencontra Abou Bakr et lui
dit : -- Hanzalah est hypocrite. Abou Bakr lui demanda : --
Comment donc ? Il dit : -- Chez le Messager d’Allah, nous
l’écoutons parler et nous voyons le Paradis de nos yeux, et no=
us
voyons l’Enfer de nos yeux, mais dès que nous sortons de chez =
lui,
nous battons les enfants et allons dans les marchés. Abou Bakr
répliqua :- Il en va de même pour moi. Ils se rendirent a=
lors
chez le Messager d’Allah (BP sur lui) auquel ils firent part de
ceci : Il leur dit (BP sur lui) : -- Si vous demeuriez dans lR=
17;état
dans lequel vous êtes lorsque vous êtes avec moi, les anges vous
croiseraient dans vos lits et dans les chemins. Mais il y a une heure, et u=
ne
heure, une heure et une heure, une heure et une heure. (Un temps pour
chaque chose, un temps pour l’adoration, et un temps pour l’act=
ion
et le travail). Le Messager n=
ous
incite à l’action et au travail pour gagner notre subsistance,=
et
nous défend de rester 24 heures sur 24 à la mosquée. Le
Messager (BP sur lui) a blâmé l’homme qui dormait dans la
mosquée et ne l’a pas laissé. Il questionna ses
compagnons pour savoir qui se chargeait de sa subsistance. Les compagnons
répondirent : -- Son frère. Alors le Messager (BP sur lu=
i)
dit : -- Son frère est meilleur que lui. Et dans une autre vers=
ion
ils répondirent : -- Nous tous. Alors le Messager (BP sur lui)
dit : --Vous êtes tous meilleurs que lui.
Les rapprochés sont donc ceux qui ont cru de
science certaine (‘ilm al-yaqîn), ils auront du repos, de la gr=
âce,
et un jardin de délices. C’est d’eux que nous devons ess=
ayer
de nous rapprocher. Quant à ceux qui traitent de mensonge la r&eacut=
e;surrection
et sont égarés, ils auront la pleine certitude (haqq
al-yaqîn) c'est-à-dire l’Enfer, qu’Allah nous en p=
réserve.
Qui sont les rapprochés
(al-muqarrabîn), les premiers (as-sâbiqîn), et les gens d=
e la
droite (ashâb al-yamîn)?
Le Coran mentionne trois catégories : les
rapprochés (al-muqarrabîn), et les premiers
(as-sâbiqîn), qui sont les plus haut degrés des gens de =
la
droite (ashâb al-yamîn). Au Paradis il existe des degrés
différents avec des différences énormes entre un rang =
et
un autre. Les compagnons du Prophète (BP sur lui) qui vécurent
à son époque sont les premiers ou les rapprochés. Dans=
un Hadith
du Messager (BP sur lui) (sur lequel il y a des controverses, mais que nous
allons tout de même citer pour montrer les différences entre l=
es
gens d’une même catégorie), on lit : Omar Ibn
Al-Khattâb est le premier de ma communauté à prendre son
livre de la main droite. Les personnes présentes dirent alors :=
--
Et Abou Bakr ? Le Messager (BP sur lui) dit alors : -- Il sera
déjà loin ! Quand Omar prendra son livre, Abou Bakr aura
été introduit au Paradis sans avoir à rendre de compte,
à la tête de soixante dix mille personnes de ma communaut&eacu=
te;.
Et s’il existe une =
telle
différence entre Omar et Abou Bakr, alors qu’ils sont tous deux
compagnons du Messager (BP sur lui), tous deux promis aux Paradis, à
quoi devons-nous nous attendre ?
Tout homme qui accomplit une action dans ce monde, la
retrouvera dans l’au-delà, bonne ou mauvaise. Et la justice di=
vine
fait de l’homme son propre juge. En effet, ce sont ses actes, ses mem=
bres,
son livre contenant toutes ses actions, qui seront témoins comme le =
dit
le Coran. Allah dit – : « Et =
au
cou de chaque homme, Nous avons attaché son œuvre. Et au Jour d=
e la
Résurrection, Nous lui sortirons un écrit qu’il trouvera
déroulé: «Lis ton écrit. Aujourd’hui, tu te
suffis d’être ton propre comptable». » (Al=
-‘Isra’,
‘Le voyage nocturne : 13-14)
Le noble
Hadith suivant rapporte : Personne parmi vous n’entrera au
Paradis sans savoir qu’il mérite le Paradis plutôt que
l’Enfer, et personne parmi vous n’entrera en Enfer sans savoir
qu’il mérite l’Enfer plutôt que le Paradis. Co=
mment
les gens de l’Enfer sauront-ils qu’ils méritent
l’Enfer et non le Paradis ? Ils l’apprendront de leur livr=
e,
et le Jour du Jugement les gens ne pourront lire qu’en toute vé=
;rité
ce qui figure des actions accomplies dans ce monde. Allah a dit –
: « Quant à =
celui
à qui on aura remis le Livre en sa main droite, il dira: «Tene=
z! Lisez
mon livre. J’étais sûr d’y trouver mon compte&raqu=
o;. (Al-Hâqqah, ‘Celle qui montre la v&eacu=
te;rité’ :
19-20) »
Multiplions donc les bonnes actions, les
prières dans les premiers rangs à la mosquée, les
supplications en toute humilité et soumission, les jours jeûn&=
eacute;s
avec sincérité, un pèlerinage accompli dans la
piété. Offrons des actes d’adoration surérogatoi=
res
qui compensent pour les actes
obligatoires, avant qu’il ne soit trop tard… Comme le dit Ibrah=
im
(sur lui la paix) dans les versets coraniques -- qui peuvent être traduits par : « le jour où ni les biens, ni les enfan=
ts
ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah
avec un cœur sain» (Ach-Chou’ara’ ‘Les po&=
egrave;tes’ :
88-89)
Comme nous l’avons déjà mentionné, il y a de
grandes différences entre les rapprochés (al-muqarrabîn=
) et
les gens de la droite (ashâb al-yamîn), et même entre les=
rapprochés
(al-muqarrabîn) et les premiers (as-sâbiqîn). Tous les ra=
pprochés
ne sont pas de même rang comme nous l’avons vu avec Omar et Abou
Bakr (qu’Allah soit satisfait d’eux). Allah (exalté soit=
-Il)
a décrété qu’Abou Bakr, et non pas Omar ni aucun
autre des compagnons du Prophète, l’accompagnerait pendant son
émigration. Abou Bakr est mentionné dans le verset du Coran <=
span
style=3D'color:black'>-- qui peut être traduit par&nbs=
p;: « Si
vous ne lui portez pas secours... Allah l’a déjà secour=
u,
lorsque ceux qui avaient mécru l’avaient banni, deuxièm=
e de
deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à=
; son
compagnon: «Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous.» <=
/i>(
Al-Tawbah ‘Le repentir’ : 88-89). Les derniers versets=
de la
sourate ‘La nuit’ font également allusion à Abou =
Bakr
(qu’Allah soit satisfait de lui). Allah dit -- ce
qui peut être traduit par : « alors
qu’en sera écarté le pieux, qui donne ses biens pour se
purifier et auprès de qui personne ne profite d’un bienfait
intéressé, mais seulement pour la recherche de La Face de son
Seigneur le Très Haut. Et certes, il sera bientôt satisfait! »
(Al-Layl ‘La nuit’ :17-21)
Il y a donc des différences de niveau à
l’intérieur d’une même catégorie des gens d=
e la
droite. Si nous prenons la prière par exemple, les prières des
musulmans n’ont pas toutes la même rétribution, car elle=
s ne
sont pas toutes accomplies avec la même concentration, application,
humilité et crainte d’Allah , et avec l’assiduité=
qui
augmente la rétribution. Notre devoir de musulmans est de nous
encourager entre nous comme le dit le dernier verset de la sourate Al-̵=
6;Asr
-- qui peut être traduit par :
« s’enjoignent mutuellem=
ent la
vérité et s’enjoignent mutuellement
l’endurance. »(Al-‘Asr ‘Le temps’ :=
3).
Il s’agit par exemple de
s’éveiller les uns les autres pour accomplir la prière =
de
l’aube (Fajr). Ne nous éveillons-nous pas les uns les autres p=
our
un départ en voyage ou toute autre activité propre à ce
monde ? Nous oublions qu’Allah rétribue celui qui commenc=
e sa
journée par la prière du matin. Et la prière à =
une
grande importance car elle est la première mise en pratique de notre=
foi
en notre Livre, le Coran. Allah dit, au sujet du non musulman :=
«
Mais il n’a ni cru, ni fait la Salāt; par contre, il a démenti et
tourné le dos. » (Al-Qiyâmah ‘La
résurrection : 31-32). Ce qui sépare
l’homme du Kufr (incroyance) n’est autre que l’abandon de=
la
prière, comme le rapporte un Hadith. Ainsi celui qui ne croit pa=
s,
et délaisse la prière tourne le dos au bien, et à
l’islam, comme le dit le verset que nous venons de citer. Mais Allah
(exalté soit-Il) accepte le repentir de son esclave jusqu’ au =
dernier
soupir…
Allah dit— : « Et que la jambe s’enla=
ce
à la jambe, c’est vers ton Seigneur, ce jour-là que tu
seras conduit. » (Al-Qiyâmah ‘La
résurrection’ : 29-30). Quelle est la signification de
ces versets ? La jambe qui s’enlace à la jambe est-elle u=
ne
manifestation de la terreur qui s’empare du non croyant ? Ou bie=
n y
est-il aussi question du croyant ?
L’expression (la jambe s’enlace à =
la
jambe) est une métaphore, mettant en relief la difficulté de
l’épreuve, et la terreur qui s’empare du non croyant. Il
n’y a pas de doute que ce verset concerne le non croyant puisque les
versets disent aussi : «&nb=
sp;
Mais il n’a ni cru, ni fait la Salāt; » =
b>Certaines exégèses commentent ce verset en disant qu̵=
7;il
représente la dernière heure dans ce monde qui s’enlace=
à
la première heure de l’au-delà. Mais cette
interprétation n’est pas acceptable vu le contexte. Il s’=
;agit
ici des non croyants et la métaphore exprime l’épreuve
difficile et pénible de la sortie de l’âme du corps des
incroyants.
La question suivante porte sur deux Hadiths du Messager d’Allah (BP sur =
lui) :
Mes compagnons sont comme des étoiles, suivez l’exemple de
l’un d’entre eux, vous serez sur la bonne voie. Et
l’autre disant que la rétribution de l’un des derniers
(al-mouta’akhirîn) équivaut à la rétributi=
on
de soixante compagnons du Prophète (BP sur lui).
Sur le même sujet il y a des hadiths sahîh dont : Ma
Sounna et la Sounna des califes droits et&=
nbsp;
bien guidées qui me suivront, mordez-les avec vos molaires.=
i>
Ainsi que le hadith : Qui aura instauré un bon usage dans
l’islam en sera récompensé, et recevra une rétri=
bution
pour toute personne qui l’aura pratiqué jusqu’au jour de=
la
résurrection. L’objectif de ces Hadiths est de montrer
qu’il faut prendre le Messager (BP sur lui) comme guide. Et même
s’il existe différentes écoles et différents
madhâhib, notre ultime référence doit toujours êt=
re
le Coran et la Sounna du Prophète (BP sur lui).
Alors qu’il se trouvait avec ses compagnons auprès de
sépultures, le Messager (BP sur lui) dit : -- Ceux que
j’aime me manquent ! Ils répliquèrent : -- Ne
sommes-nous pas ceux que tu aimes ? Il dit (BP sur lui) : -- Vous
êtes mes compagnons. Ils dirent : -- Ceux que tu aimes, qui
sont-ils ? Il répondit (BP sur lui) : -- Des gens qui
viendront après vous, et qui croiront en moi sans qu’ils ne
m’aient vu. Il s’agit donc ici d’un rang
supérieur. Le fait d’avoir connu le Messager (BP sur lui) et de
l’avoir accompagné fut la raison qui poussa les compagnons
à croire en lui. Il est du devoir de chaque musulman né de
parents musulmans de réfléchir sur son islam et de
réaffirmer sa pleine conviction de son propre gré. Comme il e=
st
du devoir des parents d’enseigner à leurs enfants tous les asp=
ects
de la religion, la piété, la foi, l’excellence, la just=
ice,
le bon comportement et les vertus morales, et de leur apprendre à
prendre exemple sur le Prophète (BP sur lui). Le Coran dit : &=
laquo; En
effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle
[à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier=
et
invoque Allah fréquemment. » (Al-‘Ahzâb
‘les coalisés : 21). Et après le Messager
d’Allah (BP sur lui), rien n’empêche de prendre son Cheik=
h ou
l’un des Imams de la Oumma comme exemple, pourvu que la réf&ea=
cute;rence
ultime reste toujours le Messager d’Allah (BP sur lui).
Quelle est la signification du verset qui dit : « =
;Ils
diront: «Notre Seigneur, Tu nous as fais mourir deux fois et
redonné la vie deux fois: nous reconnaissons donc nos
péchés. Y a-t-il un moyen d’en sortir?» &raq=
uo;
(Ghâfir ‘Le pardonneur : 11)
Ce sont les paroles de l’homme qui reconnaît le décr=
et
divin mentionné dans cet autre verset coranique où Allah dit =
: «Comment pouvez-vous renier Allah alors qu’Il vo=
us a
donné la vie, quand vous en étiez privés? Puis Il vous
fera mourir; puis Il vous fera revivre et enfin c’est à Lui que
vous retournerez. »
(Al-Baqarah ‘La vache’ : 28). Les hommes étaient
morts avant leur création, et Allah les a amenés à la =
vie
en les créant. Puis il les fera mourir à nouveau. Enfin il les
ressuscitera le jour de la résurrection. La phase précé=
;dant
la création est donc une mort.
Dans la sourate Al-Anfâl, Allah (exalté
soit-Il) parle aussi de la vie en disant : « Ô =
vous
qui croyez! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il v=
ous
appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie, et sachez qu’Allah
s’interpose entre l’homme et son cœur, et que c’est =
vers
Lui que vous serez rassemblés. » (Al-Anfâl ‘L=
e butin’ :
24)
Le Coran est donc véritablement un esprit (roûh) pour le
croyant car il renouvelle sa vie. C’est comme si le lecteur du Coran
avait une vie supplémentaire par le Coran qui est véritableme=
nt un
guide de vie complet pour le musulman. Le Coran est appelé esprit
(roûh): Allah dit : «&nb=
sp;Et
c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esp=
rit
[le Coran] provenant de Notre ordre.» (Ach-Choûrâ ‘La
consultation’ : 52). Tout=
e la
révélation a été également appelée
esprit (roûh). Car la vie du musulman qui lit le Coran et
l’applique, est totalement différente de la vie de celui qui ne
lit pas le Coran et ne l’applique pas. Ajoutons que le Coran maudit
certains de ses lecteurs qui ne l’appliquent pas. Car les œuvres
d’un musulman doivent être conformes à ses paroles. Allah
dit : « C’est une g=
rande
abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites
pas. » (As-Saff ‘Le
rang : 3). Et chaque musulman d=
oit
s’efforcer d’être un modèle pour les autres. Que de
personnes ont embrassé l’islam parce que le comportement
d’un musulman leur avait fait forte impression ? Que de
récits de conquêtes musulmanes relatent la conversion à
l’islam de peuples qui apprirent à connaître et à=
admirer
les vertus morales des conquérants musulmans ?
A la fin de cet épisode, Dr Hedaya a fait des
invocations pour tous les musulmans.
28/3/2004
[1] As-Siddîq : surnom
d’Abou Bakr (qu’Allah soit satisfait de lui) qui signifie
‘celui qui croit’, c'est-à-dire qui atteste de la
vérité d’une chose. Lorsqu’il apprit des
polythéistes quraychites ce qu’avait dit le Messager apr&egrav=
e;s
l’événement du Isra’ et Mi’râj, celui=
-ci
dit tout simplement : « Si (le Prophète) l’a d=
it,
il dit la vérité. »